Accouchement physiologique, dans l’eau ou césarienne ?

Accouchement physiologique, dans l’eau ou césarienne ?

Chaque année, plus de 70 femmes perdent la vie à la suite d’un accouchement, un chiffre trop élevé pour une génération marquée par les progrès technologiques et médicaux. Pire, ce taux de mortalité a doublé durant ces douze derniers mois. Un manque d’information au niveau des techniques d’accouchement ou simples mésaventures, il est primordial pour les femmes enceintes de connaître toutes les options disponibles. C’est d’autant plus important que la majorité des femmes enceintes sont des mineurs. Dans l’optique de vous aider dans votre choix, voici les 3 méthodes d’accouchement les plus en vogue du moment.

1- L’accouchement physiologique : le retour au naturel

L’accouchement physiologique est la méthode la plus utilisée au monde. Dans l’optique de rejeter l’univers médicalisé, de nombreuses femmes se tournent vers les anciennes méthodes, mais revisitées.

De manière plus simple, l’accouchement physiologique est le retour à l’accouchement naturel sans emploi de péridurales ni d’une quelconque assistance médicale. Bien évidemment, ce type d’accouchement nécessite une mère en bonne santé ayant suivi des consignes strictes.

Si dans les temps anciens, la mise au monde se faisait de manière machinale, la méthode d’accouchement physiologique a bouleversé ce code. Durant les mois de grossesses, les mamans doivent préparer l’endroit où elles vont accoucher, mais également leur mentale.

Le principe de l’accouchement physiologique est de comprendre le mécanisme du corps de la femme durant l’enfantement afin de mieux s’y préparer. Par exemple, très peu de femmes savent que les contractions sont une réaction normale du corps pour les aider à pousser au bon moment et ainsi faciliter l’accouchement.

La méthode physiologique aspire à comprendre au lieu de se méprendre.

2- L’accouchement dans l’eau : pour un soulagement optimal

L’accouchement dans l’eau consiste à mettre au monde dans un milieu aquatique. Il est important de préciser qu’il existe deux catégories d’accouchement dans l’eau :

  • Celle où la mère effectue une partie du travail dans un bassin ou une piscine, notamment la phase de dilatation du col durant laquelle les contractions sont les plus fortes ;
  • Celle de l’accouchement en lui-même ou de donner naissance dans l’eau.

Bien évidemment, il est possible pour la mère de réaliser les deux dans le cadre aquatique, sous surveillance médicale constante. Les femmes enceintes choisissent ce mode d’accouchement, car l’immersion du corps dans l’eau améliore l’élasticité tissulaire du périnée, permettant de diminuer la durée de l’accouchement.

Il est même envisageable de pratiquer un accouchement dans l’eau au sein d’un milieu hospitalier aménagé à cet effet. C’est ce qu’on appelle : les salles nature. Ces salles sont équipées de baignoires et de tous les accessoires nécessaires à la mise au monde afin de faciliter le travail de la maman.

Le maître mot de cette méthode est donc la sécurité et la facilité.

3- L’accouchement par césarienne : rapide et efficace

D’après les statistiques, près d’une femme sur 4 choisirait d’accoucher par césarienne. L’avantage majeur de donner naissance par le biais de cette méthode est la rapidité et l’efficacité de l’accouchement. Toutefois, le recours à la césarienne doit se faire sous certains critères dont :

  • La faiblesse de la mère ;
  • L’état critique du bébé ;
  • Une complication durant l’accouchement (décollement placentaire).

Cependant, force est de constater que certaines cliniques vendent la césarienne comme une planche de salut.
Il est aussi à noter que les mères ayant eu recours à ce procédé auront plus de mal à accoucher par voie naturelle lors de la prochaine grossesse.

Certes, un accouchement par césarienne reste une pratique courante dans la vie hospitalière, mais ne devrait être envisagé qu’en cas d’extrêmes urgences.

 

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